Denys Arcand

Après avoir complété des études en histoire, Denys Arcand entre à l’ONF et tourne trois courts métrages sur l’histoire du Canada : Champlain (1964), Les Montréalistes (1965) et La route de l’Ouest (1965). Après avoir réalisé Volleyball (1966), un court métrage sur un match opposant les équipes olympiques américaine et soviétique, il s’attaque à un projet de plus grande envergure sur l’industrie du textile au Québec. Sorti en pleine crise d’octobre, On est au coton (1970) est jugé trop subversif par le commissaire de l’ONF de l’époque, Sydney Newman. Le film est aussitôt frappé d’un interdit. Suivront deux autres longs métrages documentaires à saveur politique : Québec : Duplessis et après… (1972) et Le confort et l’indifférence (1981). Dans les années 1970, il tourne, dans le privé, plusieurs longs métrages de fiction, un genre auquel il se consacrera entièrement à partir du milieu des années 1980. Il signe, notamment, Le déclin de l’empire américain (1986), qui connaît un succès international sans précédent dans l’histoire du cinéma québécois, Jésus de Montréal (1989) et Les invasions barbares, gagnant de l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

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